Produite entre 1967 et 1968, la Triumph TR5 fait le lien entre les TR4A et TR6, avec son moteur six cylindres à injection et sa diffusion limitée. Souvent confondue avec la TR250, elle soulève des questions d’authenticité, de fiabilité et de prix. Pourquoi est-elle aujourd’hui si recherchée ? Découvrez son histoire, ses caractéristiques et les repères utiles pour comprendre sa cote actuelle.
Origines et histoire de la Triumph TR5
Une naissance au cœur des années soixante
La Triumph TR5 apparaît en 1967 comme une évolution directe de la TR4A, dont elle conserve une grande partie de la silhouette dessinée par le carrossier italien Giovanni Michelotti. Derrière cette apparente continuité se cache pourtant une transformation mécanique majeure. Le constructeur britannique abandonne le moteur à quatre cylindres au profit d’un six cylindres en ligne de 2,5 litres, donnant à la voiture davantage de puissance, de souplesse et de caractère. Cette évolution permet à Triumph de renforcer sa position sur le marché des voitures de sport britanniques, alors particulièrement dynamique.
La TR5 occupe ainsi une place de transition dans la lignée des modèles sportifs de la marque. Elle associe l’élégance classique de la génération précédente à une mécanique qui annonce déjà la future TR6. Sa commercialisation intervient dans une période où les cabriolets sportifs britanniques séduisent une clientèle internationale, notamment grâce à leur rapport entre performances, plaisir de conduite et prix. Cette combinaison contribue aujourd’hui encore à l’intérêt historique porté à ce modèle relativement rare.
Une mécanique qui marque une véritable évolution
La principale nouveauté de la TR5 réside dans son moteur de 2,5 litres alimenté, sur les versions européennes, par une injection mécanique. Cette solution technique permet d’atteindre une puissance annoncée d’environ 150 chevaux selon les normes utilisées à l’époque. Pour une automobile de la fin des années soixante, cette puissance procure des performances particulièrement convaincantes et distingue nettement la TR5 de la TR4A qu’elle remplace.
La voiture conserve par ailleurs un châssis séparé et une suspension arrière indépendante, déjà adoptée sur la TR4A. Cette architecture lui offre un comportement plus évolué que celui des premières générations de la famille TR. Associée au couple généreux du six cylindres, elle favorise une conduite aussi agréable sur route sinueuse que lors de longs trajets. Une boîte de vitesses à quatre rapports pouvait également recevoir un surmultiplicateur, équipement apprécié pour améliorer l’agrément à vitesse soutenue.
Une carrière courte qui renforce aujourd’hui sa rareté
La carrière de la TR5 est particulièrement brève puisqu’elle est produite entre 1967 et 1968, avant de céder sa place à la TR6. Un peu moins de trois mille exemplaires de TR5 sont assemblés, ce qui explique sa faible diffusion par rapport à plusieurs autres modèles de la famille. Pour le marché nord-américain, Triumph commercialise parallèlement la TR250, proche sur le plan esthétique mais équipée de carburateurs afin de répondre notamment aux contraintes antipollution locales.
Cette production limitée constitue désormais l’un des principaux éléments de l’attrait de la TR5 auprès des amateurs d’automobiles de collection. Elle représente une période très précise de l’histoire de Triumph, située entre le dessin raffiné de la TR4 et l’allure plus moderne de la TR6. Son association entre carrosserie signée Michelotti, moteur à six cylindres et production restreinte lui confère une identité particulière au sein de la gamme sportive du constructeur britannique.
Design britannique et évolutions par rapport à la TR4
Une silhouette familière subtilement modernisée
La Triumph TR5 conserve volontairement les grandes lignes de la TR4, dont la carrosserie avait été dessinée par Giovanni Michelotti. On retrouve ainsi un long capot, un habitacle rejeté vers l’arrière et des proportions caractéristiques des voitures sportives britanniques de cette période. Les lignes tendues et relativement sobres rompent avec les formes plus arrondies des précédentes générations de Triumph, tout en donnant au modèle une allure élégante qui traversera particulièrement bien les décennies.
Les différences visuelles entre la TR4 et la TR5 restent discrètes, car Triumph privilégie une évolution plutôt qu’une transformation complète. Certains détails permettent néanmoins de reconnaître la nouvelle venue, notamment ses éléments de carrosserie et différents signes distinctifs liés à sa motorisation. Cette continuité esthétique permet au constructeur de préserver une identité déjà appréciée tout en préparant progressivement le passage vers une génération plus moderne.
Un habitacle fidèle à la tradition sportive britannique
À bord, la TR5 reste proche de l’univers de la TR4 avec une présentation simple, fonctionnelle et tournée vers le conducteur. La planche de bord en bois, les nombreux cadrans circulaires et le volant de grand diamètre participent fortement à son ambiance. L’instrumentation fournit les principales informations mécaniques sans chercher à multiplier les équipements, conformément à la philosophie des voitures sportives britanniques de la fin des années soixante.
La position de conduite basse renforce également le caractère du modèle et place le conducteur au cœur de l’expérience. Malgré des dimensions contenues, l’habitacle propose un niveau de confort compatible avec une utilisation routière régulière. Les sièges enveloppants, les commandes facilement accessibles et la visibilité offerte par le pare-brise contribuent à cet agrément. La TR5 conserve donc l’atmosphère traditionnelle de la TR4 tout en bénéficiant d’une mécanique sensiblement plus ambitieuse.
Des évolutions techniques bien plus importantes que les changements esthétiques
La principale différence avec la TR4 se trouve sous le capot. Alors que cette dernière utilise un moteur à quatre cylindres, la TR5 reçoit un moteur six cylindres de 2,5 litres. Sur les modèles destinés notamment au marché européen, celui-ci bénéficie d’une injection mécanique et développe une puissance nettement supérieure. Le gain ne se limite pas aux accélérations : le conducteur profite également d’un fonctionnement plus souple et d’un couple plus généreux.
La TR5 reprend aussi les améliorations de châssis apparues sur la TR4A, notamment la suspension indépendante à l’arrière. Cette évolution favorise la motricité et le confort tout en conservant les sensations directes recherchées dans une sportive de cette époque. En combinant la carrosserie héritée de la TR4 avec une mécanique profondément renouvelée, Triumph crée ainsi un modèle intermédiaire dont les principales innovations techniques annoncent déjà la génération suivante.
Moteur, performances et caractéristiques techniques
Un six cylindres de 2,5 litres au caractère affirmé
La Triumph TR5 reçoit un six cylindres en ligne de 2,5 litres, une évolution majeure par rapport au quatre cylindres de la génération précédente. Dans sa configuration européenne, ce moteur bénéficie d’une injection mécanique qui favorise une alimentation plus précise et permet d’obtenir une puissance annoncée à l’époque autour de 150 chevaux. Cette mécanique se distingue également par sa souplesse, particulièrement appréciable lors des reprises et sur les parcours routiers.
Le moteur est installé longitudinalement à l’avant et transmet sa puissance aux roues arrière, selon une architecture classique pour une sportive de cette période. Son couple généreux permet de disposer de bonnes reprises sans devoir constamment solliciter les hauts régimes. Cette combinaison entre cylindrée, puissance et propulsion participe largement au caractère de la TR5 et lui procure un agrément mécanique supérieur à celui de la TR4.
Des performances élevées pour une sportive des années soixante
Grâce à son poids contenu, la TR5 offre des performances remarquables pour son époque. Selon les conditions de mesure et les sources historiques, elle peut atteindre environ 190 à 195 kilomètres par heure, tandis que le passage de zéro à 100 kilomètres par heure demande approximativement huit à neuf secondes. Ces accélérations soutenues plaçaient alors la voiture parmi les modèles sportifs britanniques particulièrement rapides de sa catégorie.
La boîte manuelle comporte quatre rapports et pouvait être associée à un surmultiplicateur agissant sur certains rapports afin d’améliorer la polyvalence de la voiture. Sur route, la puissance du moteur se combine à une direction directe et à une position de conduite basse. La propulsion arrière participe également aux sensations recherchées par les amateurs, tout en demandant une conduite attentive lorsque l’adhérence devient limitée.
Un châssis conçu pour préserver plaisir et efficacité
La TR5 repose sur un châssis séparé et bénéficie d’une suspension avant indépendante ainsi que d’une suspension arrière indépendante héritée de la TR4A. Cette configuration représente un progrès important par rapport aux premières Triumph de la série TR équipées d’un essieu arrière rigide. Elle améliore le confort, la tenue de route et la capacité des roues arrière à conserver leur contact avec la chaussée sur les revêtements irréguliers.
Le freinage repose sur des freins à disque à l’avant et des tambours à l’arrière, une association courante sur les voitures sportives de cette période. Avec une masse proche d’une tonne et des dimensions relativement compactes, la TR5 conserve une grande agilité. Son équilibre entre puissance, poids contenu et comportement routier explique en grande partie pourquoi ses caractéristiques techniques restent aujourd’hui appréciées des passionnés de voitures anciennes.
Comportement routier et plaisir de conduite
Une conduite vive et riche en sensations
La Triumph TR5 offre un comportement typique des voitures sportives britanniques de la fin des années soixante, avec une priorité accordée aux sensations plutôt qu’à l’assistance du conducteur. Sa direction directe transmet avec précision les réactions du train avant et permet de ressentir rapidement les variations d’adhérence. Les dimensions compactes de la voiture facilitent également son placement dans les virages et renforcent son caractère dynamique sur les routes sinueuses.
La position de conduite basse accentue cette impression de proximité avec la chaussée. Le conducteur profite pleinement de la sonorité du six cylindres et des réactions d’une propulsion classique relativement légère. L’absence des nombreuses aides présentes sur les automobiles modernes rend chaque action plus perceptible, qu’il s’agisse de tourner le volant, de freiner ou de doser l’accélérateur. Cette simplicité mécanique constitue une part essentielle du plaisir au volant recherché par les amateurs de voitures anciennes.
Un châssis équilibré mais exigeant
La suspension arrière indépendante, déjà introduite sur la TR4A, apporte à la TR5 un comportement plus évolué que celui des premières générations de la famille. Elle contribue à améliorer la tenue de route sur les chaussées irrégulières et favorise un meilleur contact des roues arrière avec le sol. À l’avant, la suspension indépendante participe à la précision générale et procure un compromis intéressant entre confort et fermeté.
Cette architecture ne transforme cependant pas la TR5 en voiture moderne. À l’approche de ses limites, son comportement demande de la mesure, notamment lorsque la chaussée est humide ou dégradée. Le couple du moteur peut solliciter fortement les roues arrière en sortie de virage, tandis que les pneumatiques étroits d’origine offrent une adhérence inférieure à celle des équipements contemporains. Une conduite progressive permet alors de profiter pleinement de l’équilibre du châssis sans brusquer la voiture.
Des performances adaptées aux longues escapades
Le six cylindres de 2,5 litres ne se contente pas d’offrir de bonnes accélérations : sa souplesse rend également la TR5 agréable sur des parcours variés. Les reprises permettent de dépasser avec aisance, tandis que la boîte manuelle encourage le conducteur à exploiter la souplesse mécanique du moteur. Lorsqu’elle dispose du surmultiplicateur, la voiture bénéficie en outre d’un régime moteur mieux adapté aux trajets rapides et prolongés.
Décapotée, la TR5 révèle pleinement son caractère de cabriolet sportif, avec une expérience dominée par les sensations mécaniques, le bruit du moteur et le contact avec l’environnement extérieur. Son confort demeure celui d’une automobile ancienne, avec davantage de vibrations et de bruits qu’une voiture actuelle. Ces particularités font précisément partie de son charme et donnent à chaque trajet une expérience de conduite très différente de celle proposée par une sportive contemporaine.
Versions, équipements et chiffres de production
Une gamme concentrée autour du cabriolet
La Triumph TR5 est principalement proposée sous la forme d’un cabriolet deux places, fidèle à la tradition sportive de la gamme TR. Sa courte période de commercialisation ne donne pas naissance à une multitude de déclinaisons. Les acheteurs peuvent néanmoins personnaliser leur voiture grâce à plusieurs équipements et accessoires, tandis qu’un toit rigide amovible permet de mieux adapter le modèle aux trajets hivernaux et aux longs déplacements.
Une différence importante existe selon les marchés. La TR5 européenne reçoit le six cylindres de 2,5 litres avec injection mécanique, alors que l’Amérique du Nord accueille une variante spécifique commercialisée sous le nom de TR250. Cette dernière conserve une carrosserie très proche, mais adopte une alimentation par carburateurs afin de satisfaire les contraintes du marché local. Les deux modèles constituent ainsi des déclinaisons étroitement apparentées d’une même génération.
Des équipements simples avec plusieurs options recherchées
La dotation correspond aux standards d’une sportive britannique des années soixante. L’habitacle comprend notamment une planche de bord en bois, une instrumentation à cadrans et une capote repliable. La présentation privilégie la lisibilité et le caractère sportif plutôt que le luxe. Selon la configuration et le marché, différents accessoires pouvaient compléter cet ensemble et améliorer aussi bien l’apparence que le confort d’utilisation.
Parmi les équipements les plus appréciés figure le surmultiplicateur, associé à la boîte manuelle à quatre rapports et destiné à rendre certains trajets plus agréables. Des roues à rayons pouvaient également renforcer l’allure classique du modèle. Aujourd’hui, la présence d’équipements d’origine constitue un élément important pour les collectionneurs, particulièrement lorsque la voiture conserve une configuration conforme à celle de sa sortie d’usine.
Une production limitée devenue un véritable atout
La TR5 possède une carrière exceptionnellement courte, puisque sa fabrication s’étend essentiellement de 1967 à 1968. Environ 2 947 exemplaires sont produits, un chiffre très inférieur à celui de nombreuses autres Triumph de la série TR. Cette production limitée s’explique notamment par son rôle de modèle de transition entre la TR4A et la TR6, cette dernière prenant rapidement la relève avec une carrosserie profondément redessinée.
La situation est différente pour la TR250 destinée principalement au marché nord-américain, produite à plusieurs milliers d’exemplaires supplémentaires. La véritable TR5 demeure donc nettement plus rare, ce qui renforce aujourd’hui son intérêt dans l’univers des voitures de collection. Le faible nombre d’exemplaires fabriqués, associé à une période de production très brève, contribue directement à sa rareté historique et à l’attention portée aux voitures conservant leurs caractéristiques d’origine.
Fiabilité, entretien et points à surveiller
Une mécanique robuste à condition d’être régulièrement entretenue
Le six cylindres de 2,5 litres de la Triumph TR5 possède une conception relativement simple et peut offrir une bonne longévité lorsque les opérations d’entretien sont effectuées avec régularité. Une attention particulière doit être portée à la pression d’huile, au refroidissement et aux éventuelles fuites. Les vidanges régulières et le contrôle du circuit de refroidissement permettent de limiter une grande partie des problèmes susceptibles d’apparaître sur une mécanique ancienne.
Le système d’injection mécanique constitue un élément plus délicat. Un mauvais réglage peut entraîner des démarrages difficiles, un fonctionnement irrégulier ou une consommation excessive. Il convient donc de vérifier l’état de la pompe à carburant, des injecteurs et des différents organes d’alimentation. Une voiture utilisée régulièrement et correctement réglée se montre généralement plus satisfaisante qu’un exemplaire ayant subi une longue immobilisation sans entretien adapté.
La corrosion comme principal point de vigilance
Comme beaucoup de voitures britanniques de cette période, la TR5 peut être fortement touchée par la corrosion. L’examen doit dépasser les seuls panneaux visibles de la carrosserie et porter en priorité sur le châssis séparé, dont l’état conditionne directement la sécurité et la qualité du comportement routier. Les zones proches des fixations de suspension, des longerons et des supports doivent faire l’objet d’une inspection particulièrement attentive.
Les bas de caisse, les planchers, les passages de roue et les parties inférieures des ailes méritent également un contrôle approfondi. Une peinture brillante peut parfois dissimuler des réparations anciennes ou une corrosion mal traitée. Avant un achat, une inspection sur un pont permet d’observer plus facilement les soubassements et de repérer d’éventuelles déformations. La qualité d’une restauration de carrosserie influence fortement la valeur et la fiabilité future de l’exemplaire.
Transmission, trains roulants et historique à contrôler
La boîte de vitesses, le pont arrière et le surmultiplicateur éventuel doivent fonctionner sans bruits anormaux ni difficultés d’engagement. Des vibrations ou des claquements peuvent révéler une usure de la transmission, des croisillons ou de certains éléments de fixation. Les suspensions, les roulements et la direction doivent également être contrôlés afin de détecter un jeu excessif susceptible de dégrader la précision de conduite.
L’état général doit enfin être rapproché de l’historique d’entretien disponible. Les factures, les anciennes interventions et les documents relatifs à une éventuelle restauration permettent de mieux comprendre le parcours de la voiture. La conformité du moteur, du châssis et des principaux équipements peut aussi peser sur l’intérêt d’un exemplaire. Une inspection spécialisée avant acquisition reste particulièrement pertinente compte tenu du coût que peuvent représenter des travaux structurels ou mécaniques importants.
Quelle est la cote actuelle de la Triumph TR5 ?
Une valeur fortement liée à l’état de l’exemplaire
La Triumph TR5 bénéficie aujourd’hui d’une cote soutenue en raison de sa production limitée et de son importance dans l’histoire de la gamme. Sur le marché des voitures anciennes, un exemplaire complet mais nécessitant une restauration importante peut généralement se situer autour de 20 000 à 30 000 euros. Une voiture roulante, présentant un état correct sans restauration exceptionnelle, peut plutôt évoluer dans une fourchette de prix comprise entre 30 000 et 40 000 euros.
Pour une TR5 en très bel état, correctement restaurée et présentant une mécanique, une carrosserie et un habitacle soignés, les valeurs peuvent atteindre environ 40 000 à 55 000 euros. Les exemplaires particulièrement remarquables, bénéficiant d’une restauration de qualité et d’un historique documenté, peuvent dépasser cette zone. Ces montants restent indicatifs, car le prix réellement obtenu dépend du pays, de la configuration et des conditions du marché au moment de la vente.
Les critères qui peuvent faire monter ou baisser le prix
L’état du châssis et de la carrosserie constitue un facteur déterminant, car une corrosion importante peut entraîner des travaux particulièrement coûteux. La présence du moteur conforme à la configuration d’origine, le bon fonctionnement de l’injection mécanique et la qualité de la transmission influencent également l’évaluation. Une voiture saine et régulièrement entretenue sera généralement davantage recherchée qu’un exemplaire moins cher nécessitant une remise en état profonde.
La valeur dépend aussi de la conformité à l’origine, de la qualité des restaurations précédentes et de la présence d’un dossier retraçant l’histoire du véhicule. Les équipements recherchés, comme le surmultiplicateur ou certaines roues d’époque, peuvent renforcer l’intérêt de la voiture. À l’inverse, des modifications importantes, une restauration approximative ou l’absence de documents peuvent réduire sensiblement le montant qu’un collectionneur sera disposé à payer.
Une sportive rare dont la cote reste attractive
La TR5 possède un avantage important sur le marché de la collection : sa fabrication n’a concerné qu’environ 2 947 exemplaires. Cette rareté relative la distingue nettement de plusieurs autres Triumph de la famille TR et contribue à maintenir une demande régulière. Elle bénéficie également de son six cylindres de 2,5 litres et de sa carrosserie héritée de la TR4A, une combinaison particulièrement appréciée parmi les sportives britanniques des années soixante.
Pour apprécier correctement la valeur d’une voiture précise, il reste préférable de comparer plusieurs ventes récentes portant sur des exemplaires réellement comparables plutôt que de retenir une estimation générale. L’état structurel, la qualité de la restauration, l’historique et le pays de vente peuvent créer des écarts de plusieurs milliers d’euros. Une expertise automobile permet donc d’obtenir une estimation beaucoup plus pertinente lorsqu’il s’agit d’acheter, de vendre ou d’assurer une Triumph TR5.









